La Révolution française fut-elle une contre-révolution sexuelle ?

 

 

Les féministes françaises, souvent incorporées avec armes et bagages dans le sillage de la gauche ou du moins du camp progressiste, et donc inscrites dans l’histoire de ce camp, éprouvent de vraies difficultés à articuler une critique de la Révolution française d’un point de vue féministe. Elles auraient l’impression, ce faisant, de s’en prendre à leur propre camp (le camp du progrès) et de faire ainsi le jeu de la réaction. Par ce qu’elles pensent être une fidélité à l’histoire des principes d’émancipation, elles ne voient pas qu’elles en viennent à entrer en contradiction avec ce qui devrait être le cœur de leur engagement : la cause des femmes. En pointant ce malentendu, il ne s’agit évidemment pas de faire le procès de la Révolution, seulement d’interroger cette croyance dogmatique en un sens continu de l’histoire dans lequel la liberté serait nécessairement toujours plus grande et plus entière dans le présent que dans le passé.

Extrait de l’émission Le Plus d’Eléments du 20 septembre 2018 sur TV Libertés

 

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Ayn Rand : l’autre Dame de fer

 

Article paru dans le n°173 (août-septembre 2018) de la revue Eléments

 

image Rand

 

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Christophe Bier : Obsessions

 

Chronique parue dans le n°173 (août-septembre 2018) de la revue Eléments

 

Christophe Bier

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L’indigénisation asiatique du marxisme

 

avec Dany Colin

La vision occidentale de l’histoire du communisme est souvent biaisée par la méconnaissance de deux éléments essentiels : la composante nationaliste des partis au pouvoir inspirés par cette idéologie et leur enracinement dans un humus culturel local. Loin de l’universalisme abstrait, du matérialisme dialectique et de l’utopie d’un modèle politique exportable au monde entier, les communismes et socialismes d’Asie présentent le tableau de régimes fortement identitaires et caractérisés par de nombreuses spécificités indigènes : la ruralité, le confucianisme, les influences religieuses et spirituelles (taoïsme, bouddhisme, chamanisme, etc.), les logiques dynastiques et seigneuriales héritées de la féodalité, un rapport au temps long et une filiation aux régimes pré- révolutonnaires.

David L’Epée, qui a vécu en Chine et a étudié de l’extérieur la Corée du nord, examinera les particularités de ces deux formes de socialisme en mettant en parallèle cet enracinement avec leur histoire économique, souvent bien différente de celle du « grand frère » soviétique. En effet, face à l’histoire asiatique moderne – et notamment celle de ces deux régimes nationaux-étatistes que sont la RPC et la RPDC – l’opposition binaire entre socialisme et capitalisme, souvent très occidentalo-centrée, ne s’avère pas toujours une grille de lecture satisfaisante. Les expériences socialistes tentées en Asie ne sont certes pas, dans la plupart des cas, des exemples de réussite et encore moins des modèles à suivre pour les peuples du monde mais elles illustrent néanmoins la centralité de l’enjeu identitaire et le souci d’une adaptation des idées générales aux spécificités des peuples et des cultures. Le socialisme ne saurait en effet être source d’émancipation qu’à condition d’être profondément enraciné dans un habitus communautaire, qu’il soit celui d’une région, d’une nation ou d’une aire civilisationnelle bien précise, sans quoi il ne ferait que remplacer une aliénation par une autre. C’est dans cette perspective résolument différentialiste que l’auteur inscrit son intérêt pour l’histoire du socialisme.

 

 

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Olivia Gazalé : le mythe de la virilité

 

Chronique parue dans le n°173 (août-septembre 2018) de la revue Eléments

 

Olivia Gazalé

 

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Fukuyama, Tintin et Wicker Man

Dans ce nouvel épisode de l’émission Cette année-là, Pascal Eysseric, David L’Epée, Ludovic Maubreuil, Fabien Niezgoda et Patrick Péhèle débattent de la thèse de Francis Fukuyama sur le dernier homme et la fin de l’histoire, sur l’album Tintin et les Picaros et sur le film païen The Wicker Man.

 

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Paul-François Paoli : l’imposture du vivre ensemble

 

Chronique parue dans le n°173 (août-septembre 2018) de la revue Eléments

Paul-François Paoli

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