Face au nouvel ordre moral : critique et dérision

Conférence de David L’Epée donnée à Bordeaux le 19 mai à l’invitation du Cercle Rébellion

°

Capture d_écran 2018-06-25 à 15.58.16

°

David L’Epée s’est penché sur la mutation puritaine du néoféminisme. Annoncée sous le titre Face au nouvel ordre moral : critique et dérision, son intervention s’est ouverte par une réflexion sur l’humour, devenu ces derniers temps une des cibles prioritaires de la pénalisation exercée, avec le soutien des pouvoirs (principalement politique et médiatique), par les apôtres de la déconstruction. L’esprit de sérieux qui domine aujourd’hui, la défiance sourcilleuse qui règne envers toute forme d’ironie et de second degré appelle de la part des gens ordinaires un grand rire libérateur, un rire qui, loin d’être un simple échappatoire, se présente aussi désormais comme une forme de résistance. Revenant aux sources idéologiques plus anciennes de ce tournant puritain, l’orateur a démontré que cette influence fâcheuse nous venait, depuis plusieurs décennies, du monde anglo-saxon et des pays scandinaves par la médiation de certains courants universitaires. Nouvelle résurgence de la vieille pudibonderie victorienne, ce néo-féminisme nordique se caractérise par une forme aiguë de somatophobie (haine du corps) qui, après s’en être pris à l’homme au nom de la lutte contre le patriarcat et la phallocratie, s’est ensuite retournée contre la femme au nom de la négation du donné naturel et d’un certain mépris pour une féminité vue comme nécessairement aliénante. Sans surprise, c’est également de ces territoires-là que nous viennent toute une série de mesures répressives (judiciarisation extrême des rapports hommes-femmes, appels à la délation, censure, réécriture des ouvrages scolaires, épuration du patrimoine littéraire et cinématographique, tentative de rééducation des esprits indociles, etc.). Ces mesures sont portées par des idéologues qui, avec la bénédiction des autorités, tentent de s’imposer en France à grand renfort de nouvelles lois liberticides, soutenus dans leur entreprise par les instituts d’études genre et les subventions de l’Union européenne.

Illustrant ses propos avec une revue de presse éloquente d’événements récents dont le caractère ubuesque pourrait prêter à rire (ce que n’a pas manqué de faire le public), David L’Epée s’est proposé de décrypter ce qui se cache derrière les nouveaux anglicismes utilisés par les journalistes : no-platforming, consent theory, sensitive readers, date rape, slutshaming, trigger warning, visual harassment, safe rooms… Le nouveau féminisme universitaire, nourri à l’idéologie du genre et aux thèses de l’intersectionnalité, est celui qui, aujourd’hui, décroche les toiles de maîtres des grands musées sous prétexte de lutte contre le sexisme, celui qui soumet les étudiants à des contrats écrits préalablement à toute tentative de flirt, celui qui veut rendre la langue inclusive pour mieux désexualiser les rapports humains, celui qui voit une expression de « paternalisme lubrique » derrière chaque mot d’esprit un peu leste, celui qui amalgame systématiquement hétérosexualité et viol, celui qui pathologise le désir masculin et qui voudrait abattre la galanterie, la séduction et le principe même de la différence des sexes. David L’Epée a terminé son intervention en proposant quelques pistes philosophiques qui pourraient constituer une offensive contre la vision du monde répressive et puritaine du néo-féminisme. En s’appuyant sur la phénoménologie, il a appelé à un retour en grâce d’une vision différentialiste, dans une optique d’épanouissement commun et de complémentarité, rappelant qu’il a toujours existé au cours des siècles, sous des formes différentes, une spécificité française du vivre-ensemble des sexes. Seule une réconciliation des modernes avec la nature (celle de l’écosystème comme celle de nos corps et de nos identités sexuées) permettra selon lui de sortir par le haut de cette artificielle et dommageable guerre des sexes.

°

Poster un commentaire

Classé dans Conférences, Féminisme, Philosophie, Polémiques, Vidéos

le 30 juin : « Révolution d’Afrique et d’Asie »

Révolutions d'Afrique et d'Asie

°

A l’occasion d’une présentation des deux premières brochures des Editions des Livres Noirs, David L’Epée et Dany Colin, respectivement auteurs de Socialismes asiatiques : l’Orient est-il toujours rouge ? et L’Europe et l’Afrique : un même combat contre le mondialisme ! présenteront une réflexion commune sur l’ensemble des structures politiques antimondialistes qui se succèdent au sein du continent africain et asiatique depuis l’après Seconde Guerre Mondiale afin d’en exposer les importations « socialistes » et « nationalistes » qui se sont historiquement à la fois opposées et imbriquées aux paradigmes locaux dans lesquels elles s’implantent.

Nous nous demanderons comment l’idéologie socialiste, majoritairement influencée par l’URSS durant la période de la Guerre Froide, a été un moyen ponctuel pour ces pays de résister à l’hégémonie atlantiste états-unienne. Les dynamiques révolutionnaires et les limites contre-révolutionnaires suivant les contextes et les pays seront alors présentées afin d’en analyser les conséquences. Au vu des reconfigurations géopolitiques et idéologiques qui font suite à la chute du communisme soviétique et à la progression du néo-libéralisme, il serait intéressant de voir en quoi une option de « socialisme national » pourrait être une solution à court terme pour les pays de cette partie du globe afin de faire face à un appareil de domination fonctionnant principalement sur ce qu’on appelle « le mondialisme ».

Poster un commentaire

Classé dans Choses d'Asie, Conférences, Histoire, Socialisme

Piero San Giorgio interviewe David L’Epée

Capture d_écran 2018-06-20 à 18.18.08

°

Piero San Giorgio, auteur de Survivre à l’effondrement économique et d’autres best-sellers consacrés au survivalisme, anime une chaine YouTube où il donne la parole à des personnalités qu’il juge intéressantes, issues de domaines variés et exprimant des sensibilités très diverses.

Il ouvre ici le dialogue avec David L’Épée pour parler entre autres choses de leur pays à tous les deux : la Suisse. Les deux hommes, qui se connaissent depuis une dizaine d’années, opposent leurs points de vue sur l’économie (l’un est socialiste et l’autre libertarien) et évoquent leurs divergences autour du problème survivaliste, L’Épée souhaitant faire primer le politique sur les logiques de sécession et le référent collectif de l’État-nation sur les réflexes claniques. La Suisse deviendra-t-elle, à la faveur de la crise qui vient, le premier pays national-survivaliste ?

°

Poster un commentaire

Classé dans Démocratie, Entretiens, Suisse, Vidéos

« Le nouvel ordre moral » résumé en 9 minutes

Capture d_écran 2018-06-25 à 15.58.41

°

Vidéo réalisée par un lecteur du site tentant de résumer en moins de 9 minutes la conférence de David L’Epée « Vers le nouvel ordre moral » donnée le 19 mai 2018 à Bordeaux à l’invitation du Cercle Rébellion.

°

Poster un commentaire

Classé dans Conférences, Féminisme, Polémiques, Vidéos

« Socialismes asiatiques » : la critique de Pascal Eysseric

Pascal Eysseric, rédacteur-en-chef de la revue Eléments, dit ce qu’il a pensé de Socialismes asiatiques de David L’Epée.

Article paru dans le n°171 (avril-mai 2018) de la revue Eléments.

°

titre critique Pascal

°

Cliquez sur l’image pour lire l’article !

°

Poster un commentaire

Classé dans Choses d'Asie, Economie, Histoire, Socialisme

South Park contre le politiquement correct

Article paru dans le n°171 (avril-mai 2018) de la revue Eléments.

°

titre South Park

°

Cliquez sur l’image pour lire l’article !

°

Poster un commentaire

Classé dans Cinéma, Polémiques

Révolution culturelle : une déflagration mondiale

Article paru dans le n°171 (avril-mai 2018) de la revue Eléments.

°

titre Révolution culturelle

°

Cliquez sur l’image pour lire l’article !

°

Poster un commentaire

Classé dans Choses d'Asie, Histoire, Socialisme