Archives de Catégorie: Polémiques

Le rap se met à l’heure de la lutte des classes

Entretien paru dans le n°83 (mai-juin 2018) de la revue Rébellion

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titre Dissipé

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Face au nouvel ordre moral : critique et dérision

Conférence de David L’Epée donnée à Bordeaux le 19 mai à l’invitation du Cercle Rébellion

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David L’Epée s’est penché sur la mutation puritaine du néoféminisme. Annoncée sous le titre Face au nouvel ordre moral : critique et dérision, son intervention s’est ouverte par une réflexion sur l’humour, devenu ces derniers temps une des cibles prioritaires de la pénalisation exercée, avec le soutien des pouvoirs (principalement politique et médiatique), par les apôtres de la déconstruction. L’esprit de sérieux qui domine aujourd’hui, la défiance sourcilleuse qui règne envers toute forme d’ironie et de second degré appelle de la part des gens ordinaires un grand rire libérateur, un rire qui, loin d’être un simple échappatoire, se présente aussi désormais comme une forme de résistance. Revenant aux sources idéologiques plus anciennes de ce tournant puritain, l’orateur a démontré que cette influence fâcheuse nous venait, depuis plusieurs décennies, du monde anglo-saxon et des pays scandinaves par la médiation de certains courants universitaires. Nouvelle résurgence de la vieille pudibonderie victorienne, ce néo-féminisme nordique se caractérise par une forme aiguë de somatophobie (haine du corps) qui, après s’en être pris à l’homme au nom de la lutte contre le patriarcat et la phallocratie, s’est ensuite retournée contre la femme au nom de la négation du donné naturel et d’un certain mépris pour une féminité vue comme nécessairement aliénante. Sans surprise, c’est également de ces territoires-là que nous viennent toute une série de mesures répressives (judiciarisation extrême des rapports hommes-femmes, appels à la délation, censure, réécriture des ouvrages scolaires, épuration du patrimoine littéraire et cinématographique, tentative de rééducation des esprits indociles, etc.). Ces mesures sont portées par des idéologues qui, avec la bénédiction des autorités, tentent de s’imposer en France à grand renfort de nouvelles lois liberticides, soutenus dans leur entreprise par les instituts d’études genre et les subventions de l’Union européenne.

Illustrant ses propos avec une revue de presse éloquente d’événements récents dont le caractère ubuesque pourrait prêter à rire (ce que n’a pas manqué de faire le public), David L’Epée s’est proposé de décrypter ce qui se cache derrière les nouveaux anglicismes utilisés par les journalistes : no-platforming, consent theory, sensitive readers, date rape, slutshaming, trigger warning, visual harassment, safe rooms… Le nouveau féminisme universitaire, nourri à l’idéologie du genre et aux thèses de l’intersectionnalité, est celui qui, aujourd’hui, décroche les toiles de maîtres des grands musées sous prétexte de lutte contre le sexisme, celui qui soumet les étudiants à des contrats écrits préalablement à toute tentative de flirt, celui qui veut rendre la langue inclusive pour mieux désexualiser les rapports humains, celui qui voit une expression de « paternalisme lubrique » derrière chaque mot d’esprit un peu leste, celui qui amalgame systématiquement hétérosexualité et viol, celui qui pathologise le désir masculin et qui voudrait abattre la galanterie, la séduction et le principe même de la différence des sexes. David L’Epée a terminé son intervention en proposant quelques pistes philosophiques qui pourraient constituer une offensive contre la vision du monde répressive et puritaine du néo-féminisme. En s’appuyant sur la phénoménologie, il a appelé à un retour en grâce d’une vision différentialiste, dans une optique d’épanouissement commun et de complémentarité, rappelant qu’il a toujours existé au cours des siècles, sous des formes différentes, une spécificité française du vivre-ensemble des sexes. Seule une réconciliation des modernes avec la nature (celle de l’écosystème comme celle de nos corps et de nos identités sexuées) permettra selon lui de sortir par le haut de cette artificielle et dommageable guerre des sexes.

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« Le nouvel ordre moral » résumé en 9 minutes

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Vidéo réalisée par un lecteur du site tentant de résumer en moins de 9 minutes la conférence de David L’Epée « Vers le nouvel ordre moral » donnée le 19 mai 2018 à Bordeaux à l’invitation du Cercle Rébellion.

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South Park contre le politiquement correct

Article paru dans le n°171 (avril-mai 2018) de la revue Eléments.

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titre South Park

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Ester Vilar : l’Homme manipulé

Chronique parue dans le n°171 (avril-mai 2018) de la revue Eléments.

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Vilar

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Entretien : contre le nouveau puritanisme

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Sternhell, Ferreri et Vuillemin…

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Pour cette sixième édition, « Cette année-là » évoque : 1983 et le livre polémique de Zeev Sternhell, Ni droite ni gauche, l’idéologie fasciste en France ; 1973 et le film La Grande Bouffe de Marco Ferreri ; et 1987 et la parution en album de Hitler = SS, la bande dessinée sulfureuse de Vuillemin et Gourio, d’abord publiée dans Hara-KiriAutour de Patrick Péhèle, les intervenants sont Pascal Eysseric, directeur de la rédaction d’Éléments, David L’Épée, Thomas Hennetier et Christophe A. Maxime.

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