Entretien avec Maître Vergès

« Servir la liberté sous les ordres d’un général condamné à mort était la plus belle aventure dont ma jeunesse ait pu rêver » m’a confié Jacques Vergès en replongeant dans ses souvenirs.

A l’occasion des cent ans de l’Université de Neuchâtel, j’ai eu l’honneur et l’immense plaisir de rencontrer un personnage pour lequel j’ai la plus grande estime et dont la réputation ne laisse personne indifférent : Maître Jacques Vergès, avocat et écrivain. La Faculté de droit de Neuchâtel l’avait invité il y a quelques mois, en compagnie de Maître Marc Bonnant, autre avocat haut en couleurs, pour venir s’exprimer sur le thème de la passion de défendre.

On ne présente plus Jacques Vergès, aventurier rocambolesque, idéaliste engagé, héraut des causes les plus dérangeantes et souvent les plus nobles, des faits divers les plus sordides aux luttes de libération nationale en passant par le terrorisme international et l’activisme politique. Ce métis franco-vietnamien – que De Gaulle traita un jour de « drôle de coco » tout en lui accordant sa camaraderie comme compagnon d’armes de la Résistance – ennemi de tous les colonialismes, qui a fréquenté une galerie d’individus aussi divers que Mao, Pol Pot, Klaus Barbie, Carlos et bien d’autres encore, revient ici sur les souvenirs et les problématiques qui l’ont marqué : la réconciliation des forces progressistes et nationales, la nostalgie du gaullisme, le conflit israélo-palestinien, la guerre en Irak, le tabou sioniste, la mémoire de Robespierre, le FLN, la lutte des fedayin, la question de la dignité humaine et le bonheur d’être avocat.

Vous voudrez bien m’excuser pour la qualité sonore de la vidéo, qui est assez médiocre – ceci étant dû au fait que l’entretien a été filmé dans les jardins du Palais du Peyrou à l’heure de la verrée d’honneur servie par les autorités à la santé des deux avocat. Notables libéraux et sociaux-démocrates ont à cette occasion rivalisé de courbettes devant Maître Vergès, oubliant un peu vite que ce dernier n’avait cessé, au cours de sa carrière, d’écrire, de plaider et d’agir contre toutes les valeurs qu’ils représentaient…

Je tiens à remercier ceux qui, d’une manière ou d’une autre, m’ont aidé à organiser cette rencontre, à savoir Maître Frédéric Chatillon, avocat parisien bien connu et ami de Maître Vergès, M. Piermarco Zenruffinen, ex-doyen de la Faculté de droit, Mme Claudine Assad, responsable de la communication pour l’Université de Neuchâtel, ainsi que l’ami Alain Soral pour son carnet d’adresses.

 

David L’Epée, le 30 mai 2009

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